Interview pour le magazine français Générique(s)

Aller en bas

Interview pour le magazine français Générique(s)

Message par Marian911 le Mar 8 Déc - 11:28

TRUE BLOOD : entretien avec Alexander Skarsgard




Par Pierre Langlais



L'interprète du leader vampire Eric revient sur son personnage
et sur la seconde saison de True Blood, qui vient de débuter sur Orange
Cinémax.

Je ne savais pas que les vampires parlaient suédois…
Au départ, nous voulions donner à Eric un accent très prononcé,
exotique en comparaison des autres vampires, qui ont tous un accent du
sud. Et puis, je me suis dit qu’un type qui serait en vie depuis des
siècles n’aurait pas un accent, mais carrément une connaissance
linguistique immense – il parlerait français, anglais, et une bonne
trentaine de langues. Comme je suis de Stockholm, en Suède, j’ai pensé
qu’Eric pourrait parler un excellent anglais, et placé ici ou là des
répliques en suédois, surtout quand il parle à Pam, sa compagne –
Kristin Bauer, son interprète, ne comprend pas un traître mot de ce que
je dis et de ses propres répliques, mais elle joue bien le jeu.
En ce moment, on croule sous les vampires. Comment True Blood surnage-t-elle entre Twilight, les Vampire diaries, etc. ?
Ce qui m’a plu dans True Blood, c’est l’humanité des vampires, et la
lutte qu’ils mènent pour s’intégrer à la société. On compatit aisément
avec leurs peines, leurs doutes, leurs sentiments, car ils sont
finalement identiques aux humains et à ce qu'ils ressentent.

La seconde saison change-t-elle la donne ?

Du point de vue des vampires en général, je ne sais pas trop. Par
contre, pour moi, ça a été une tout autre histoire. Dans la saison 1,
Eric est un personnage secondaire. On fait à peine sa connaissance. Il
n’est que « le méchant boss de Bill ». Dans la seconde saison, il gagne
en épaisseur, et on comprend qu’il est bien plus que ça. Il a un côté
sensible, passionné, et peut être un ami précieux. Il n’aime pas grand
monde, mais ceux qu’il aime, il leur est très dévoué.
Cette seconde saison est aussi beaucoup plus fantasmagorique…
La première saison était une introduction, une invitation à entrer dans
le monde de True Blood. Ceci fait, la série peut se lâcher et faire
toutes ces choses complètement dingues qu’on voit dans ce second
chapitre.

Il semble que la métaphore raciale se fasse plus discrète, au
profit de considérations plus affectives, l’amour, la haine, la
fraternité entre vampires. Qu’en pensez-vous ?

On ne peut jamais « jouer » une métaphore. Il faut qu’elle soit
subtilement disséminée dans le sous-texte de la série. Il faut que tout
devienne personnel, intime, plutôt que de faire des généralités. Selon
moi, Alan Ball a réussi à faire ça dans les deux saisons, pas seulement
dans la seconde…
Quel genre de société est la société vampire, dont Eric incarne un rouage essentiel ?
C’est une société extrêmement hiérarchisée. Les relations entre
vampires sont clairement définies pas des barrières que personne ne
penserait dépasser. Un des éléments clefs de cette organisation est le
lien qui unit un vampire à celui qui l’a transformé, Eric et Godric.
Godric est son père, son frère, son meilleur ami…
Comment joue-t-on un vampire ? Comment jouez-vous Eric ?
Je me suis demandé ce que le savoir, l’expérience, la sagesse de
quelqu’un qui est en vie depuis 1000 ans aurait comme impact sur ceux
qui l’entourent. Quelqu’un d’aussi puissant et d’aussi expérimenté
qu’Eric n’a même pas besoin de rouler des mécaniques ou de montrer ce
qu’il est. Il n’a qu’à chuchoter pour que les gens l’écoutent et lui
obéissent. Je me suis inspiré d’un documentaire sur les lions que j’ai
vu à la télé. La façon dont le mâle se déplace, sûr de lui, gracieux,
calme et silencieusement menaçant. Faites un geste de travers, et vous
êtes mort… Au fond de lui, Eric est un lion, un animal.

Une question sur Generation Kill pour finir. Quel souvenir gardez-vous de cette expérience ?
C’est sans doute le rôle le plus exaltant de ma carrière. Nous avons
passé plusieurs mois dans le désert africain pour tourner la série, ce
qui n’a pas été facile, mais la qualité de l’écriture était d’un tel
niveau… Vues depuis les Etats-Unis, les guerres en Irak ou en
Afghanistan sont censurées. Generation Kill a pu donner le point de vue
de ceux qui ont vécu ces conflits, et qui nous ont conseillé sur le
tournage. C’est une expérience inoubliable.

SOURCE: generiques-mag.net

_________________
avatar
Marian911
ADMIN *Eric's creature*

Messages : 849
Date d'inscription : 21/09/2009
Age : 30
Localisation : in Fangtasia

Voir le profil de l'utilisateur http://trueblood-rtbb.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum